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Lundi 19 septembre 2016

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La hi-tech agricole chinoise apporte riz hybride et sourire aux Africains (REPORTAGE)

2019-09-12

La Chine aide depuis des années les pays africains à développer une riziculture productive et résiliente grâce à son riz hybride. Pour les agriculteurs du continent, c'est là la clé d'une meilleure sécurité alimentaire et de revenus plus élevés.
 
Après avoir semé du riz hybride à Mahitsy, au nord-ouest d'Antananarivo, "nous ne connaissons plus la famine", s'enthousiasme ainsi Georges Ranaivomanana, un agriculteur malgache de 55 ans.
 
Disant espérer que tous ses compatriotes utiliseront de telles semences pour améliorer leur niveau de vie, il pense que dans ce cas-là, la Grande île pourrait même exporter du riz et se dit "très reconnaissant" envers les Chinois.
 
Madagascar jouit d'un climat tropical humide, d'un fort ensoleillement et de ressources hydriques abondantes. La culture et la consommation de riz y sont traditionnelles. Or, en raison de l'insuffisance de moyens financiers, d'infrastructures adéquates et de technologies agricoles obsolètes, les rendements sont faibles. L'Etat doit donc importer des centaines de milliers de tonnes de riz par an, mais cela ne suffit pas pour écarter toute menace de famine.
 
En 2010, des experts de Yuan's Seeds, l'entreprise de semences lancée par Yuan Longping, un membre de l'Académie chinoise d'ingénierie qu'on surnomme le "père du riz hybride", sont venus au pays insulaire d'Afrique. Jusqu'en 2019, l'entreprise y a cultivé un total de 40.000 hectares de riz hybride, avec un rendement moyen en riz de 7,5 tonnes à l'hectare, soit deux fois le rendement moyen du riz traditionnel. Un pic a même été atteint avec 10,8 tonnes à l'hectare.
 
En mai, le Centre national chinois de recherche et de développement en riz hybride a ouvert un bureau à Madagascar, chargé de sélectionner diverses variétés de riz hybride en fonction de l'environnement écologique diversifié de cet Etat insulaire. Une décision qui a pour objectif de garantir et de favoriser la sécurité alimentaire sur le continent africain.
 
Au sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) en septembre 2018 à Beijing, le président chinois Xi Jinping a annoncé que son pays travaillerait avec les pays africains à l'élaboration de plans de coopération agricole et aiderait le continent à parvenir à une sécurité alimentaire générale à l'horizon 2030.
 
Pour ce faire, la Chine va mettre en œuvre 50 projets d'aide agricole, fournir un milliard de yuans d'aide alimentaire d'urgence aux pays d'Afrique sinistrés et envoyer 500 experts agricoles de haut niveau afin d'y former de jeunes rechercheurs en technologie agricole et des agriculteurs expérimentés.
 
Dans une exploitation de Wara, dans l'Etat nigérian de Kebbi (nord-ouest), Wang Xuemin est debout dans une rizière, entouré de jeunes plants de riz verts, les jambes de son pantalon relevés.
 
"Cette année, nous utilisons une nouvelle technologie d'épandage", explique-t-il en notant avec fierté que celle-ci "peut réduire considérablement les coûts de main-d'œuvre et d'autres coûts".
 
Cet expert chinois de 51 ans est venu au Nigeria il y a 16 ans. Expert pour des projets de coopération agricole Sud-Sud et spécialiste en plantation de riz pour le groupe d'ingénierie CGCOC (CGC Overseas Construction Group Co., Ltd.), il a travaillé dur dans des champs à l'étranger et contribué énormément à la coopération agricole sino-africaine.
 
"La terre, le climat et les méthodes de riziculture au Nigeria sont très différents de ceux en Chine. Nous avons rencontré beaucoup de problèmes au début", se souvient M. Wang.
 
En 2006, le premier cycle de culture après la construction de la ferme de Wara a connu un revers important. Après les semailles, il s'est avéré que le programme initial de gestion technique et les équipements agricoles n'étaient pas adaptés à l'environnement et la quasi-totalité des centaines d'hectares de riz a été engloutie par de mauvaises herbes.
 
"Nous sommes conscients que copier directement le modèle chinois n'est pas réalisable. Il est nécessaire d'innover sans cesse nos techniques en fonction de la réalité de l'Afrique", estime Wang Xuemin.
 
Après plus de dix ans de recherche et d'innovation, la ferme de Wara est enfin sortie de sa phase d'adaptation. Désormais, elle est devenue un important centre de formation et de production mécanisée au Nigeria, formant plus de 1.000 agriculteurs et gestionnaires d'équipements agricoles.
 
Situé dans le district de Xai-Xai de la province mozambicaine du Gaza (sud), la ferme de Wanbao constitue le plus grand projet coopératif chinois de riziculture en Afrique. Avec de vastes terres arables, un climat favorable, des ressources en eau abondantes et le soutien de la Chine, ce projet prévoit de couvrir 20.000 hectares. Grâce à des méthodes coopératives, les agriculteurs locaux sont encouragés à y cultiver le riz.
 
Au Kenya et en Angola, les semences de riz hybride ont été ou seront plantées, aidant les agriculteurs à réaliser leur rêve d'accroître la production alimentaire et d'augmenter leurs revenus. D'autres pays du continent tels que la Sierra Leone, la Zambie, le Zimbabwe et le Mozambique attendent avec impatience l'arrivée de semences de riz hybride adaptées à leur environnement.
 
Fin juin, Yuan Longping a envoyé un message vidéo à un séminaire sino-africain sur le développement du riz dans le cadre de la première édition de l'Exposition économique et commerciale Chine-Afrique au Hunan (centre de la Chine).
 
"Je suis très heureux d'aider les pays en développement à cultiver du riz hybride pour résoudre le problème de pénurie alimentaire et je suis convaincu que grâce à nos efforts communs, nous atteindrons cet objectif dans un proche avenir", a notamment dit celui qui vient de fêter ses 90 ans.
 
Source: Xinhua

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