En juillet 2026, la première récolte de piments de la société agricole Yuefeng (basée à Ansha, dans le comté de Changsha, province du Hunan) bat son plein au Kenya. M. Zhou Yamin, responsable de l'entreprise, se tenait dans la ferme située en banlieue de Nairobi. Il a pris une poignée de piments fraîchement cueillis, un large sourire aux lèvres.
Zhou Yamin (à droite) dans une ferme près de Nairobi au Kenya, des piments dans ses mains. (photo fournie par l'interviewé)
Fin mars dernier, Zhou Yamin s'est rendu du bourg d'Ansha à la ferme Ross à Nairobi, où il a planté en essai 100 mu de piments (soit environ 6,67 hectares).
Les plants ont levé en mai et la récolte est officiellement entrée dans sa phase de cueillette il y a deux jours. « Nous recueillons les piments par lots et par zones, avec une cueillette en moyenne tous les trois jours », a expliqué Zhou Yamin. « Actuellement, la production quotidienne est de plusieurs centaines de kilos ; une fois en régime de croisière, la production quotidienne devrait atteindre 5 000 kg. Et la période de la récolte pourrait durer 3 à 4 mois. »
La surprise est arrivée bien plus vite que prévu. Selon les calculs, le rendement des 100 premiers mu de piments devrait atteindre 4 000 kilogrammes par mu, bien au‑delà des attentes. Comparé au rendement, la qualité est tout aussi encourageante. Zhou Yamin a souligné que, grâce à la fertilité des sols, à l’ensoleillement abondant, aux grands écarts de température et à la stabilité thermique propres à l’Afrique, les piments récoltés présentent une taille et une couleur homogènes, offrent des saveurs croquante, piquante et aromatique.
La mécanisation a joué un rôle essentiel dans la production de bons piments. Une dizaine de machines agricoles (rotavateurs, tracteurs, matériel d'irrigation, séchoirs, etc.) ont été transportées par voie maritime depuis la Chine vers le Kenya, un voyage qui a duré plus de quarante jours. Durant les pics de production, la ferme a employé une trentaine d'ouvriers locaux.
Une fois les piments produits, comment trouver des débouchés ? Voilà ce que Zhou Yamin avait déjà envisagé avant de quitter la Chine. Actuellement, les premiers piments sont déjà commercialisés sur les marchés locaux et dans les supermarchés de Nairobi, au prix de 200 shillings le kilogramme, la demande étant supérieure à l'offre.
Ce qui enthousiasme davantage Zhou Yamin, c'est la réactivité du marché international. Ces derniers jours, des clients de France et de Dubaï ont déjà visité la ferme. Selon Zhou Yamin, lorsque la production sera stabilisée, il envisage d'explorer le marché européen. Pour l'heure, il négocie avec les compagnies aériennes locales les modalités du transport aérien.
Les équipes de soutien ne sont non plus restés les bras croisés. Les deux bases modernes de Yuefeng Agriculture, situées dans les villages de Heping et de Xinhua, dans le bourg d'Ansha, servent à la fois d'incubateur technologique et de champ d'expérimentation pour les variétés. Selon les informations, la base a récemment planté quatre nouvelles variétés de patates douces, et après sélection, les meilleures seront emmenées en Afrique. Les variétés de piment font l’objet d’une mise à jour parallèle. Après mise en culture expérimentale et sélection à Ansha, leur généralisation s’effectue conjointement sur les bases africaines.
« Les perspectives sur le marché international sont immenses. C’est gratifiant de pouvoir apporter les techniques et les variétés chinoises en Afrique, tous ces efforts en valent vraiment la peine », affirme Zhou Yamin.
Traductrice : Huang Xuan
Source : Nouvelles de la Chine